La grille des salaires est composée de catégories, de niveaux et de coefficients de salaire. Tous ces éléments sont définis par la convention collective de l’entreprise.
Coefficient et salaire : définition
Chaque salarié est rattaché à :
- Un statut et/ou catégorie : employés/ouvriers – TAM (techniciens/agents de maîtrise) – cadres.
- Un coefficient (120 - 130 - 140…) qui renvoie à un indice de rémunération. Ce dernier est une composante du calcul du salaire de base :
- le coefficient le plus bas correspond à un statut employés/ouvriers ;
- le coefficient le plus élevé correspond à un statut cadre.
Plus le coefficient hiérarchique est élevé, plus les responsabilités sont importantes. A contrario, un collaborateur ayant un coefficient moins élevé implique moins de responsabilités.
À quoi sert un coefficient ?
Tout d’abord, chaque convention collective a sa propre grille de salaires qui reprend les coefficients hiérarchiques et les critères correspondants.
Le coefficient va aider à :
- Définir un poste de travail : niveau de responsabilité et tâches à accomplir.
- Positionner le poste dans une grille de classification selon les compétences du salarié (formation initiale ou continue ou expérience professionnelle).
- Fixer le salaire minimum dans une échelle hiérarchique, c’est-à-dire qu’il détermine le montant minimum de salaire que doit percevoir le collaborateur (mensuellement et/ou annuellement).
- Mais également à :
- contrôler qu’un collaborateur de l’entreprise ne dispose pas d’une rémunération inférieure au salaire minimum ou au RAG (revenu annuel garanti) ;
- réaliser des augmentations de salaire en fonction de la grille des salaires et de ses évolutions.
Coefficient et calcul du salaire de base
À chaque coefficient correspond un indice de rémunération qui a pour but de calculer le salaire de base (ou salaire minimal) grâce à la valeur du point :
- La valeur du point, fixé par négociation, et l’indice de rémunération sont eux-mêmes fixés par la convention collective de l’entreprise.
- Le coefficient de base est généralement égal à 100.
Méthode de calcul
Pour calculer le salaire de base qui correspond au coefficient, on a donc besoin :
- de la valeur du point (exemple : 3,03) ;
- d’un indice de rémunération, que l’on trouvera en face du coefficient dans la grille de salaire (voir plus bas) (exemple : 401).
Salaire de base = 3,03 × 401 = 1215,03
Exemples de coefficients et de salaires
Ci-dessous, quelques exemples pour démontrer ce calcul :
| Statut | Niveau | Coefficient | Indice de rémunération | Salaire de base € (valeur du point : 3,03 × indice de rémunération) |
|---|---|---|---|---|
| Ouvriers/employés | I | 120 | 401 | 1215,03 |
| II | 130 | 405 | 1227,15 | |
| III | 170 | 443 | 1342,29 | |
| Cadres | VII | 280 | 683 | 2069,49 |
| VII | 330 | 841 | 2548,23 | |
| VIII | 420 | 1123 | 3402,69 | |
| IX | 500 | 1626 | 4926,78 |
Où trouve-t-on le coefficient du salaire ?
De ce fait, le coefficient est l’une des informations qui doivent être mentionnées sur la fiche de paie, comme d’autres renseignements administratifs, à savoir :
- l’identification de l’entreprise (nom, adresse, numéro de siret) ;
- l’identification du salarié : son adresse, son numéro de sécurité sociale mais aussi son grade, poste, échelon et son coefficient ;
- la période de travail ;
- la convention collective qui fait référence au secteur concerné ;
- l’Urssaf où sont réglées les cotisations.
Toutes ces informations doivent impérativement figurer sur le bulletin de salaire.